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Site et monument historique à Corbelin

Eglise Notre-Dame de Compassion et ancien prieuré

Adresse

19, clos de l'ancien prieuré
38630 Corbelin

Comment m’y rendre ?

À propos

Reconstruite après 1880 près de l'ancien prieuré, l'église de Corbelin domine le village de son imposante façade avec tourelles. Elle illustre (avec son mobilier, son décor peint et ses verrières) le style éclectique de l'époque.

Édifice dont l’imposante façade aux tourelles encadrant la travée centrale donne sur la place principale du village, l’église (dédiée au XIXe siècle à Notre-Dame de la Compassion) est imbriquée dans un ensemble bâti comprenant aussi le bâtiment de l’ancien prieuré et le clocher à l’arrière. La travée centrale est percée d’un portail à ressauts couverts de plusieurs rouleaux en arc brisé et surmontée d’une grande rose polylobée. Plus basses et couvertes en appentis, les travées latérales (partiellement mitoyennes du prieuré, au sud) sont percées de baies géminées de style néo-gothique qui ajourent aussi les murs gouttereaux, rythmés de contreforts. Le volume intérieur, entièrement décoré, fait la part belle à l’arc brisé (pour les grandes arcades retombant sur des colonnes trapues aux chapiteaux feuillagés), et aux nervures moulurées des voûtes d’arête retombant sur des colonnettes engagées. Un faux triforium, aveugle, orne les parties hautes de la nef. Le chœur, voûté dans la continuité de la nef, comporte deux travées droites et s’achève en chevet plat (percé d’une haute baie néo-gothique). Habillé de boiseries de grande qualité, il ouvre à gauche sur une sacristie plus ancienne, et à droite sur le clocher. L'église comporte aussi un remarquable ensemble de verrières signées du maître verrier grenoblois Bernard.

Histoire, culture et patrimoine :
L’édifice actuel est issu de nombreuses modifications et reconstructions d’une église prieurale dont l’origine remonte certainement au XIIe siècle au moins. De l’édifice ancien du moyen-âge, seules subsistent probablement les parties basses du clocher et de l’ancienne sacristie, devenue chapelle des Soeurs de la Providence puis Musée Guiguet, dont l’accès depuis le chœur, disparu, reste signalé par un filet peint sur les boiseries. Les bâtiments de l'ancien prieuré, 3 corps de bâtiment à 3 niveaux disposés autour d'une cour que le mur sud de l'église, mitoyenne, ferme au Nord, ont été en grande partie reconstruits à la fin du XVIIe siècle. Le prieuré, fondé à Corbelin par Ponce, évêque de Belley en 1129, dépendait de celui d’Ordénas (Ain) et donc de Saint-Ruf. En 1640, l’église est reconstruite sous le vocable de Notre-Dame de la Compassion. En 1836, elle est agrandie d’un bas-côté empiétant sur la cour intérieure. Un nouvel accès au clocher, percé dans le choeur, remplace celui sur cour alors bouché. En 1843, de nouveaux travaux (plans de l’architecte Quénin), aboutissent à la construction d’un autre bas-côté (nord) et à l’exhaussement des voûtes (avec probable démolition des chapelles St-Georges et St-Antoine) et du clocher. En 1844, une nouvelle sacristie remplace l’ancienne, reprise pour devenir chapelle des Sœurs de la Providence. Allongée de deux travées après 1865, l’église est ensuite complètement reprise et rehaussée en 1875, sa façade refaite, sur les plans de l’architecte diocésain Berruyer associé à Chamberot. A l'intérieur, l'ornementation comporte un ensemble de treize verrières réparties sur les sept travées des bas-côtés de la nef (un mur aveugle pour accéder au prieuré) et sur les murs ouest, réparties en deux programmes : le cycle du nouveau testament (Présentation de la Vierge au temple, Annonciation, Nativité, Sainte famille, Jésus et les docteurs, Jésus et la Samaritaine, la vocation de saint Pierre, le jardin des oliviers) plutôt vers le chœur, et le cycle lié à l'histoire de France (le baptême de Clovis, Saint Louis rendant la justice, Sainte Jeanne d'Arc entendant des voix, saint Antoine de Padoue et l'apparition de la Salette) de part et d'autre vers l'ouest. Tous ont la même composition, à savoir une scène répartie sur deux verrières accolées, abritée par deux arcades trilobées supportant un décor architecturé, sans bordure, et en bas une sorte de plinthe ornementée, présentant les noms des donateurs dans un décor où alternent les arcs en accolade et les quadrilobes. Antoine Bernard a réalisé et signé la totalité des verrières, généralement dans le bas des scènes.

Visite

Prestations visites individuelles

  • Visites individuelles libres en permanence
  • Visites individuelles guidées sur demande

Prestations visites groupées

  • Visites groupes libres en permanence
  • Visites groupes guidées sur demande

Ouverture

Horaires d'ouverture du 01 janvier au 31 décembre 2022
Lundi Ouvert
Mardi Ouvert
Mercredi Ouvert
Jeudi Ouvert
Vendredi Ouvert
Samedi Ouvert
Dimanche Ouvert

Tarifs

Gratuit

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