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Site et monument historiques à Saint-Hilaire-de-Brens

Château de Montplaisant

Adresse

485 chemin du Montplaisant
38460 Saint-Hilaire-de-Brens

Comment m’y rendre ?

À propos

Dans un site protégé, le château de Montplaisant est un remarquable ensemble fortifié dont l'histoire architecturale se déroule du XIIIe au XVIIe siècles. Sa chapelle du XVe siècle est ornée d'intéressants décors peints classés et récemment restaurés.

Le château fait partie d'un Site protégé (Inscription 08.01.1946). Ses façades et ses toitures sont Inscrites monument Historique tandis que sa chapelle et ses peintures murales sont Classées.
L'édifice est un ensemble architectural en forme de quadrilatère autour d'une cour intérieure. Bâti en petits moellons de calcaire irréguliers, il se compose de deux corps de logis. Une tour carrée à la maçonnerie plus soignée marque l'angle nord-est de la cour, adoptant le plan classique des donjons. Un massif saillant flanque l'angle sud-est, tandis que l'angle nord-ouest est marqué par deux tourelles. Accolé à la tour maîtresse, un corps de passage donne accès à la cour intérieure sur laquelle s'ouvre une galerie couverte qui se développe devant la chapelle seigneuriale. Tous les encadrements des baies sont en pierre de taille.
La tour date probablement de la fin du XIIIe ou du début du XIVe, elle semble être le noyau le plus ancien de la maison forte. Le corps de logis oriental de plan rectangulaire a sans doute été construit postérieurement, peut-être dès le milieu du XIVe siècle. Il est occupé au premier étage par une salle d'apparat avec cheminée monumentale. À partir de la seconde moitié du XVe siècle, des bâtiments ont été élevés à l'ouest de la cour, et réaménagés par la suite aux XVIe et XVIIe siècles.
La chapelle castrale, de plan rectangulaire, voûté en berceau brisé et éclairée à l'ouest par deux fenêtres trilobées, date probablement de cette époque (XVe siècle) ; elle est accessible par une galerie à colonnettes sans doute édifiée au XVIe siècle. Un décor, à dominante ocre rouge et jaune, la recouvre du sol au plafond. Il a entièrement été restauré en 2013.

Histoire, culture et patrimoine :
Historique : Guyonnet de Loras, premier seigneur de Montplaisant apparaît dans un acte daté du 2 décembre 1302. Bien qu'elle ne soit pas expressément citée avant le XVe siècle, la maison forte de Montplaisant est déjà construite en 1338. L'un des trois membres de la famille Loras est mentionné dans l'enquête delphinale. En 1339, Antoine de Luerno, témoin pour la paroisse de Brens déclare qu’il existe quatre feux nobles possédant chacun une maison forte. Dans son testament du 9 juin 1463, connu par une copie du XVIIe siècle, Antoine de Loras demande la célébration de plusieurs messes dans la chapelle du château de Montplaisant. Décor peint : Le décor peint se distingue par l’usage de nombreux motifs ornementaux répétés, sans doute réalisés au pochoir. On note aussi l’usage de panneaux écrans et de motifs donnant un effet de perspective (sol losangé évoquant un dallage). Sur la voûte figurent des petites étoiles rouges à 8 branches. Des scènes et des figures sont représentées au centre des murs : Sur le mur est (chevet), un Calvaire au-dessus de la Cène ; sur le mur ouest, deux anges présentent l’écu aux armes des Loras, sous un heaume à cimier et lambrequins ; sur le mur nord, une Annonciation avec donateur aux 3 phylactères, ainsi qu' un clerc tonsuré, agenouillé en prière devant sa sainte patronne ; sur le mur sud enfin, un saint Antoine abbé, accompagné d'un saint évêque (saint Hilaire ?), dans un cadre en perspective. Entre les deux baies figure une sainte Catherine, identifiable grâce à l’épée de sa décollation et à la roue. Au premier étage, l'"aula" (salle seigneuriale) est également décorée. Des motifs surmontent la fenêtre à meneau et croisillon ménagée dans la mur sud : sur fond vert, deux mains tendues tiennent un cartouche liseré de rouge portant une inscription en latin, lacunaire. Les piédroits de la cheminée ont conservé des traces de polychromie et le plafond à solives apparentes s'orne de multiples inscriptions. “NIHIL MICHI QUOD TIBI” se répète plusieurs fois. D'autres traces de peintures du XVIe siècle probablement, sont encore visibles sur le mur ouest.

Tarifs

Château privé.

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Sur place

Château de Montplaisant

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